samedi 6 juin 2009
Dossier les nouveaux antisemites 1/8
dossier 2/8: Égalité et Réconciliation.

notes
1 Corédacteur avec Marc Cohen et Jean-Paul Cruse de l’appel « Vers un front national » paru dans L’Idiot international.
2 « On cherche à obtenir de la part des gens qui sont dans les médias un soutien inconditionnel à Israël [...]. En gros, c’est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois qu’ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans, ils se font dérouiller. »
3 Parti syrien national-socialiste, d’inspiration nazie.
4 Soral, entretien à radio Courtoisie, le 19 septembre 2006.
5 CAMUS (J-Y), cité in D. SEVERNAY, Ce n’est plus Jean-Marie Le Pen qui dirige le Front national, Rue89, 17 novembre 2008.
6 « Ce soir ou jamais », France 3, 12 novembre 2007.
7 Cercle de réflexion qui réunissait, au début du XXe siècle, maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires sur fond d’antisémitisme.
8 S’est désolidarisé l’année suivante en faisant main base sur le local/bar d’E&R. Il pensait que « tout axer » sur l’idée que « le nationalisme serait ressourcé par l’immigration » était une erreur.
9 CAMUS (J-Y), Actualité juive, 3 octobre 2007.
10 Rivarol, extrait : « Sarkozy [...] est un pur agent néoconservateur, le candidat des républicains en partie financé par de puissants lobbies américains. N’est-il pas allé à New York rencontrer les dirigeants de l’AIPAC (American-Israël Political Action Committee ? [...] Son premier voyage officiel après cette prise de pouvoir [au sein de l’UMP, ndlr] fut aussi pour l’État d’Israël. »
11 « Ce soir ou jamais », France 3, 1er novembre 2007.
13 Ibid.
Dossier 3/8: Dieudonné : chute libre dans l’antisémitisme !

dossier 4/8 : « La banlieue s’exprime » : farces et attrapes sémantiques
notes
1 Minute, 13 décembre 2006.
2 Conseil représentatif des institutions juives de France.
3 Le Parisien, lundi 6 février 2006.
dossier 5/8 : Lexique.
Afrocentrisme : l’afrocentrisme est une mythologie raciste et réactionnaire. Cette notion suggère que rien d’important ne s’est produit dans l’histoire des peuples noirs depuis le temps des pharaons, rendant ainsi futile l’histoire des Noirs américains. L’afrocentrisme insiste sur l’Égypte, ce qui est, pour le dire crûment, complètement absurde. (Clarence E. Walker).
Suprématisme : doctrine fondée sur la supériorité de personnes suivant leur couleur de peau. Prône une séparation entre les « races ». Les plus connus parmi ceux qui se revendiquent suprématistes sont le KKK aux USA ou la Génération Kemi Seba, à ses débuts.
Assimilationnisme : cette approche a pour but de gommer tout particularisme culturel et religieux, et de faire en sorte que les minorités adoptent la culture du pays, y compris en l’imposant. Une sorte de contrat social et civique passé, qui supplanterait les origines, appartenances et laisserait de côté la question « identitaire ».
Ethnodifférentialisme : Antithèse de l’universalisme abstrait, cette théorie prône la reconnaissance d’un héritage culturel propre à chaque « peuple » qui se doit d’être reconnu et préservé. À la différence du suprématisme, aucune hiérarchie dans les ethnies n’est développée, mais « l’identité » est tellement forte que les brassages culturels et religieux sont rejetés.
dossier 6/8 : Le Mouvement des Damnés de l’Impérialisme (MDI)
Banlieue Anti-Système
notes
1 Alain Ka ou Tribu Soral, Reflexes, 4 décembre 2006.
2 De l’oxymore en politique, Reflexes, 10 juin 2008.
3 Vidéo MDI, branche panarabe, du 21 octobre 2008.
4 Le Monde, 23 septembre 2008, L’alliance des extrémistes noirs et blancs.
5 Vidéo du 24 octobre 2008, conférence de presse au théâtre de la Main-d’or suite à l’annulation de la Journée mondiale de Jérusalem en présence de Kemi Seba, Seyyed Yahia Gouasmi et Dieudonné.
6 Vidéo du MDI avec le Hezbollah contre le sionisme.
7 Latreche arrive à faire parler de lui en 2003 en organisant avec quelques nationalistes révolutionnaires européens une opération « bouclier humain » en Irak. Le leader du PMF publiera avec Skandrani Le Manifeste judéo-nazi d’Ariel Sharon qui « regorge de fantasmes antisémites » d’après l’observatoire du communautarisme.
8 Membre fondatrice des Verts, Ginette Skandrani est exclue du parti pour sa proximité avec les milieux négationnistes en 2005. En 2007, elle était membre du bureau de campagne de Dieudonné pour la présidentielle.
9 Site de BAS.
dossier 7/8 : Le Parti Solidaire Francais (ex droite Socialiste)
dossier les nouveaux antisémites : conclusion 8/8
Communiqué manifestation antifasciste 9 mai 2009



Manifestation des antifascistes radicaux à Paris
Ce 9 mai 2009, près de 500 antifascistes radicaux ont défilé à Paris en hommage à la Résistance. De la place Rol-Tanguy jusqu’à Montparnasse, en passant par le boulevard Arago, le cortège compact et dynamique s’est arrêté à plusieurs reprises pour écouter des interventions rappelant l’histoire de la Résistance et la collaboration des autorités françaises avec l’occupant nazi. Nous voulions également par cette manifestation occuper la rue là où l’extrême droite radicale française avait pris l’habitude de défiler ces dernières années en toute impunité. Et pour la première fois, les fachos, découragés par notre mobilisation et victimes du vide politique qui sévit dans leurs rangs, ont dû se contenter d’une messe dans une église catholique intégriste au lieu de leur traditionnel défilé du 9 mai.
Notre manifestation était la conclusion d’un week-end d’actions en résistance à l’extrême droite et aux politiques d’État de droite ou de « gauche » qui mettent en pratique nombre de leurs idées. Le 8 mai au soir, le concert organisé par United Underground, qui a rassemblé plus de 700 personnes, a permis de collecter des fonds importants en soutien aux détenus sans-papiers de Vincennes. Quant au débat du 9 mai, qui a précédé notre manifestation, il a été l’occasion, pour un large public rassemblant tous les âges, de rencontrer des figures du combat antifasciste (combattant FTP, résistant antifranquiste).
À l’heure où toute forme de résistance sociale est criminalisée, nous voulions rendre hommage à ceux qui ont lutté avant nous pour renverser ce système qui a été le terreau du fascisme : notre initiative a été couronnée de succès. Nous n’en resterons pas là !
Paris 9 mai 2009
vidéo de la manif :http://www.youtube.com/watch?v=tFU8SB7FmwY
samedi 2 mai 2009
Elections européennes: le nouveau « sketch » de Dieudonné ! ( Les listes antisionistes de Dieudonné, Soral et Gouasmi)

Les dessous du casting
Alain Soral et sa troupe Egalité et Réconciliation ont immédiatement saisi la perche tendue par Dieudonné et accepté son invitation (4). Pour Soral, cette opportunité quasi inespérée se présente comme un moyen de survie politique et médiatique depuis son « divorce » avec Marine Le Pen et son départ du FN par la petite porte.
En rejoignant les rangs du « comique antisioniste » la clique soralienne espère asseoir son ascendant idéologique sur la petite sphère des nouveaux soldats de l’antisionisme flirtant avec l’antisémitisme et orienter les thématiques de campagne sur le principe de la défense de « la droite des valeurs et la gauche du travail ». Soral déclare ainsi vouloir se battre contre le communautarisme et le sionisme. Cependant à ses yeux « ces deux axes de campagnes ne sauraient constituer, à eux seuls, un programme électoral pour un scrutin européen »(5). Il propose de facto de renforcer les thématiques abordées par la « défense d’un protectionnisme raisonné »(6), la dénonciation du « totalitarisme marchand mondialiste »(7), « la défense des travailleurs français »(8), « l’affirmation donc de l’indépendance de la France »(9), ou « la défense de la liberté d'expression la plus absolue »(10)...
Dieudonné acceptera t’il de se faire réécrire « son spectacle » quasi intégralement ou au contraire Soral devra t-il revoir ses ambitions idéologiques à la baisse ? A la lecture des propos tenus par le leader d’E&R le 24.04, la deuxième solution semble plus probable : « Les élections européennes ne servent pas à grand chose. Elles offrent une tribune pour pouvoir faire de la politique sérieusement. On pourrait s'amuser à produire un programme politique. Mais au fond est-ce bien sérieux de faire semblant de croire que nous proposons un modèle alternatif de gestion qui pourrait passer par les députés ?" (11)
A défaut de produire l’intégralité du discours de campagne, E&R trouve un bon moyen de maintenir son chef de file sous le feu des projecteurs…Dieudonné en contre partie pourra s’appuyer sur les réseaux d’E&R.
La seconde structure qui pourrait servir de cheville ouvrière pour mener la campagne d’un point de vue organisationnel est le Parti Anti Sioniste (PAS). Ce mouvement créé en janvier 2009 a décidé par l’intermédiaire de son président Yahia Gouasmi de rallier l’appel de Dieudonné.
Président de l’association Zahra France et de la Fédération des Chiites de France, Yahia Gouasmi se distingue à l’été 2008 en recevant en grandes pompes Kemi Seba et des représentants du MDI dans les salons de la propriété de son mouvement située en banlieue de Dunkerque. Le leader du MDI profite de cette occasion pour vanter les mérites du président iranien et du Hezbollah. (12)
Fin septembre 2008, le centre Zahra impulsait au coté du MDI, de la plume et l’Olivier de Ginette Skandrani, et avec le soutien de la droite socialiste de Thomas Werlet « la journée mondiale de Jérusalem ». L’initiative interdite par la préfecture de Paris, les organisateurs du rassemblement se sont alors repliés dans le théâtre de la Main d’Or afin d’y tenir une conférence de presse unitaire ; Yahia Gouasmi après avoir déclaré que « Paris est occupé par les sionistes »(13) à évoqué « l’idée d’un parti politique de la France juste »(14) destiné à « faire disparaitre cette maladie qui est le sionisme »(15).
Au début de l’année 2009, le mouvement appelait à défiler dans les rues en solidarité avec les gazaouis. Reconnaissable à leur banderole « front uni contre le sionisme » et les multiples drapeaux du Hezbollah déployés dans leur cortège, les mouvements dirigés par Yahia Gouasmi, sont arrivés à profiter de la confusion et/ou de la complaisance de certains pour défiler en toute impunité. Le 14 janvier, le centre Zahra ouvrait sa sono à une délégation du MDI afin d’offrir la parole à Kemi Seba. Deux semaines plus tard, répondant à l’appel de Soral en vue de constituer un cortège patriotique de soutien au peuple palestinien, les amis de Yahia Gouasmi se sont vus expulsés par le service d’ordre de la manifestation avec le renfort de nombreux antifascistes.
Emanation politique du centre Zahra (16), le Parti Anti Sioniste annonçait vouloir réunir sous son unique bannière tous « les antisionistes » de bonnes volontés.
Les ambitions hégémoniques de Yahia Gouasmi se sont vite heurtées à une levée de boucliers des nationalistes et des autres organisations préférant œuvrer à la construction de leurs mouvements respectifs plutôt que de se dissoudre dans le PAS. L’objectif affiché des 10 000 adhésions alors que le centre Zahra ne revendique qu’une centaine de membres est heureusement pour l’instant hors de portée.
Ces derniers temps, le Mouvement des Damnés de l’Impérialisme (MDI) choisit de faire cavalier seul et décline toutes les invitations d’autres organisations : refus de participer à l’appel de Soral pour constituer un cortège patriotique dans la manifestation pro-palestinienne ou refus de s’associer au rassemblement contre le diner du CRIF, rassemblement qualifié de « carnaval ».(17)
Une fois de plus le MDI revendique son autonomie politique en ne s’associant pas au casting de Dieudonné. Par l’intermédiaire d’une vidéo diffusée sur le site du MDI (18), Kemi Seba à décliné poliment mais fermement le bras tendu par « l’humoriste antisioniste ». Kemi Seba justifie ce refus par la condamnation d’une démarche électorale qui a pour cheval de bataille la lutte contre le communautarisme. Aucun militant du MDI ne participera aux listes, néanmoins Kemi Seba a annoncé y apporter son soutien moral. La route empruntée par Dieudonné n’est pas la sienne, son mouvement revendique la défense des communautarismes. Nous retrouvons ici une ligne de fracture entre les partisans de l’intégration républicaine combattant « la culture de la repentance »(19) et de l’autre les militants ethnodifferentialistes reconnaissant le droit à chaque ensemble géographique (panafricain, panarabe, paneuropéen…) de cultiver sa fierté et son identité.
L’entourage de Dieudonné à mal digéré ce revers. Sur le site les Ogres, animé par Ahmed Moualek réputé proche de la galaxie Dieudonné, une réponse, amère et pimentée, ne s’est pas fait attendre : « Pas dac pour l’anticommunautarisme, et n’aime pas certains néocolonialistes présumés comme (peut-on comprendre implicitement) les soraliens...Il soutient moralement Dieudonné et son projet mais ne veut pas "faire le grand écart" et risquer de "perdre (ses) bijoux de famille" » (20)
Une tête d’affiche et des relais en moins ce n’est jamais bon signe… Quand l’un décline, le mouvement risque de se généraliser. Autre défection de poids, Jean Marie Bigard, le comique qui ne cache pas sa langue dans son slip ne participera pas au futur sketch de Dieudonné… Et ce n’est pas le soutien (21) du rabbin orthodoxe Borreman, cofondateur de l'association d'étude rabbinique YECHOUROUN Judaïsme contre Sionisme (22) servant à camoufler les soupçons d’antisémitisme qui relèvera le niveau. Ce casting navrant se résumera en définitive à quelques starlettes de l’ « antisionisme » radical, contredisant les ambitions mirifiques du roi des parias.
En attendant le lever de rideau…
Le 24 avril, à l’occasion d’une énième conférence de presse le trio Dieudonné / Soral/ Gouasmi a annoncé être en capacité de présenter cinq listes et affichait l’espoir de pouvoir être présents dans toutes les régions. En attendant un hypothétique miracle sublimant ses capacités structurelles, la triplette pour ne pas faire un bide à mis sur pied un plan médias destiné à lancer et à faire vivre leur campagne.
Le premier acte se déroule le 11 avril au Bourget. Soral et Dieudonné espéraient réaliser un coup médiatique en déambulant dans les allées du congrès de l’UOIF. La présence des deux têtes d’affiche au congrès d’une organisation communautaire réputée proche des frères musulmans peut paraitre contradictoire avec leur volonté affichée de lutter contre le communautarisme. Pour justifier le choix de lancer officiellement leur campagne dans l’antre de l’UOIF, E&R déclare sur son site que "rassembler les communautés contre ce qui nous divise, c’est l’inverse du communautarisme"(23). Faut-il y voir une volonté politique de militer en faveur d’une république des communautés ou au contraire un moyen de s’affranchir d’une éventuelle étiquette pro chiite imposée par la présence de Yahia Gouasmi à leurs cotés?
Profitant de la présence de Tarik ramadan qui dédicaçait ses livres sur un stand, Dieudonné l’a abordé et s’est fait photographié à ses cotés. Le soir même sur son site Ramadan démentira tout soutien à la liste antisioniste mais n’hésitait pas à déclarer : «J’ai défendu, et je continuerai à défendre, le droit de Dieudonné à s’exprimer »(24) et « je m’oppose aujourd’hui encore – à toute forme de diabolisation qui empêcherait le débat et la confrontation d’idées. »(25) Pendant que nos vedettes tapent des bavettes avec certains congressistes, à l’extérieur des militants ne perdent pas le nord et distribuent des tracts présentant la liste « antisioniste ».
Cette volonté de dialogue avec l’UOIF s’est prolongée le 18 avril à Bordeaux. Alain Soral profitant des contacts glanés quelques jours plus tôt au Bourget est arrivé à mettre sur pied un débat improbable entre son organisation et le Recteur Oubrou de la mosquée de Bordeaux apparenté à l’UOIF. Ce faisant Soral entend se présenter en « médiateur de la république » qui organise le dialogue entre les communautés… La ficelle est grossière mais utiliser le capital symbolique du responsable d’une organisation religieuse qui est à la tête de onze des vingt-cinq conseils régionaux du culte musulman est une stratégie pour draguer l’électorat de confession musulmane. En jouant sur ce registre, nos acolytes espèrent élargir leur base électorale et répandre leur discours de haine sous couvert d’ouverture et de dialogue…
Handicapé par les annulations en cascades de ses spectacles/meetings par les responsables de salles qui ne souhaitent pas voir Dieudonné rééditer une nouvelle provocation antisémite dans leur espaces culturels, « l'humoriste » a décidé de se rabattre sur un bus pour maintenir ses représentations. Expérimenté à Reims, le nouveau concept à frôlé le ridicule et le comique de situation. Le public réuni à bord du fameux bus s'est vu chassé de la ville par nos camarades antifascistes. Dans la précipitation, le conducteur du bus est entré dans une voiture de police banalisé. Escorté par les forces de l'ordre, le public est finalement arrivé à bon port et a pu assister au one man show politique de Dieudonné sur une aire d'autoroute ! (sisi!).
Si les thématiques abordées par cette liste n'étaient pas aussi sensibles et détestables, on se taperait volontiers des bonnes barres de rires en suivant les déboires de ces listes « antisionistes »...
notes de bas de pages :
1 Le point 22/03/2009
2 Président de l'association la banlieue s'exprime et responsable du site les Ogres proche de la galaxie Dieudonné.
3 Membre fondateur des verts, Ginette Skandrani est exclue du parti pour sa proximité avec les milieux négationnistes en 2005. En 2007 elle était membre du bureau de campagne de Dieudonné pour la présidentielle.
4 communiqué de presse du 24-03-2009 d’Alain Soral
5 op.cit
6 op.cit
7 op.cit
8 op.cit
9 op.cit
10 op.cit
11 Europe 1 24.04.9
12 vidéo « le MDI avec le Hezbollah contre le sionisme»
13 video du 24.10.08 conférence de presse au théâtre de la main d’or suite à l’annulation de la Journée mondiale de Jérusalem en présence de Kemi Seba, Yahia Gouasmi et Dieudonné
14 op.cit
15 op.cit
16 site du PAS « Voici les réponses de M. GOUASMI envoyées à M. THIOLAY (par e-mail) »
17 communiqué du MDI du 02.03.09 « pas de carnaval anti-CRIF au Bois de Boulogne pour le MDI ».
18 vidéo « le non du MDI à la liste européenne de Dieudonné »
19 article « les médiateurs de la République » publié sur le site E&R
20 article « Kémi Séba dit Non à l’anticommunautarisme de la liste Dieudonné et à des soraliens vus comme colons blancs francophones » publié sur le site les Ogres
21 Appel de M. Shmiel Mordche Borreman pour soutenir les listes du Parti Anti Sioniste aux élections européennes de juin 2009
22 ce mouvement religieux considèrent que l'État juif de l'antiquité fut détruit par la volonté divine et que seul le Messie pourra le rétablir. Toute tentative humaine de recréer un État juif avant la venue du Messie est donc une attaque contre la volonté divine.
23 intro de la vidéo » Dieudonné et Alain Soral au rassemblement de l'UOIF » publié sur le site E&R
24 article « rencontre avec Dieudonné et Alain Soral » publié sur le site de Tarek Ramadan
25 op.cit
mercredi 15 avril 2009
Week-end antifasciste 8-9 mai 2009 : HOMMAGE A LA RESISTANCE
CONCERT Vendredi 8 mai 2009 à partir de 20h, Organisé par United underground, avec Crane d’obus, Time Bomb, K-Listo, Zartako, Hors Contrôle MEETING Samedi 9 mai 2009 de 14 à 18h, en présence de Jacques Damiani (combattant FTP) et Antonio Martin (résistant antifranquiste)
A la CIP-IDF, 14-16 quai de Charente, 75019 Paris (Métro Corentin Cariou)
MANIFESTATION Samedi 9 mai 2009 à partir de 20h entre Denfert Rochereau et Montparnasse
Organisé par : Scalp-Reflex, CNT, RLF-MLV, Fédération Anarchiste, NPA, Alternative Libertaire, MQJS, SUD Etudiant
MEETING EN HOMMAGE A LA RESISTANCE
Samedi 9 mai 2009 de 14 à 18h A la CIP-IDF, 14-16 quai de Charente, 75019 Paris (Métro Corentin Cariou)
Chaque 9 mai au lendemain de la commémoration de la défaite de l’Allemagne nazie, l’extrême droite radicale appelle ses légions de la haine à parader dans les rues de Paris. C’est le jour que nous choisissons pour rendre hommage aux résistants internationalistes, révolutionnaires et antifascistes qui ont parfois donné leur vie pour barrer la route à l’extrême droite. En France sous l’occupation ou dans l’Espagne franquiste, les résistants antifascistes qui participent à cette conférence viendront témoigner de leurs expériences afin de faire vivre et partager leur engagement.
Jacques Damiani (FTP) racontera le combat de la Résistance, expliquera comment des hommes et des femmes ont été contraints par l’Histoire à s’engager, à donner leurs vies pour un idéal. Nous pourrons également comprendre comment fonctionnait la Résistance de l’intérieur et quel mode de vie nécessitait cet engagement
Antonio Martin nous fera partager le quotidien et les pratiques d’antifranquistes dans les années 70 en Espagne.
Loic Damiani (historien) replacera le débat dans ses contextes historiques en apportant des précisions sur les propos tenus.
Enfin, nous ne pouvons aborder la mémoire antifasciste sans faire le lien avec aujourd’hui et réaffirmer la continuité du combat antifasciste, aujourd’hui comme hier, la résistance est toujours d’actualité et l’engagement est une nécessité !
Organisé par : Scalp-Reflex, CNT, RLF-MLV, Fédération Anarchiste, NPA, Alternative Libertaire, MQJS, SUD Etudiant
mardi 30 décembre 2008
Hainegland : l'extreme droite de la perfide albion

L’extrême droite britannique est présente dans le paysage politique anglo-saxon depuis plusieurs décennies. Même s'ils n’ont pas connu la même déferlante que leurs homologues français, les mouvements fascistes britanniques ont ressurgi brutalement au début des années 70. Après certains succès électoraux, le principal mouvement d’extrême droite se décompose laissant la place à des groupuscules ultra violents ayant recours entre autres au terrorisme. Depuis peu, l’extrême droite anglaise tente de lisser son image et réussit une percée aux élections locales de 2006. Petit aperçu de l’histoire de l’extrême droite anglaise de 1970 à aujourd’hui.
Au milieu des années 70, le National Front passe à l’offensive. Profitant de la récession économique et de la politique d’austérité des travaillistes, les nationalistes revendiquent l’adoption de la préférence nationale en matière d’emploi. Présent sur les terres d’élections des travaillistes, le National Front se constitue une base parmi les jeunes des classes populaires. Il réussit à s’implanter dans certains lycées et essaye avec un certain succès de recruter dans les syndicats de postiers ou de cheminots.
Fort de sa nouvelle capacité de mobilisation, le National Front décide d’organiser des parades dans les grandes villes et de traverser les quartiers populaires pour terroriser les immigrés.
Sur le plan électoral, le NF réussit certaines percées électorales au niveau local. Lors d’une élection partielle à Deptford, au sud de Londres, les fascistes obtiennent 44 % des voix. En 1977, le National Front devient la 4e formation politique du pays.
En réaction, la riposte antifasciste s’organise. Les contre-manifestations, la présence de terrain partout où intervient le NF et la diffusion d’investigations sur la nature du mouvement porte ses fruits puisqu’en 1979, le National Front recule sur le plan électoral et ne tarde pas à se décomposer en éclatant en plusieurs groupes concurrents.
La frange la plus radicale composée principalement de skinheads se structure autour de la scène musicale RAC (Rock Against Communism). Le groupe Skrewdriver est le moteur de ce mouvement. Après un split de courte durée, Ian Stuart reconstitue le groupe en 1979, sous une forme ouvertement néonazie. Durant quelques années, skinheads néonazis et National Front agiront de concert. Avec l’aide financière du NF, est crée, en 1984, le White Noise Club. Le WNC est un réseau de groupes de rock, d’organisateurs de concerts et de militants politiques. Très rapidement des velléités d’indépendance s’expriment au sein du WNC et certains membres actifs de la scène musicale emmenés par Ian Stuart décident de fédérer les nazis-skins en dehors de la tutelle du National Front en créant l’organisation Blood and Honour (Sang et Honneur). B&H ne cache pas son admiration pour Adolf Hitler et développe un discours suprémaciste avec pour thématique centrale la guerre ethnique et le complot juif mondial. Pour le leader du groupe Skrewdriver : « La musique est le moyen idéal d’amener la jeunesse au national-socialisme. »
En 1991, une cellule terroriste gravitant autour de B&H dénommée Combat 18 pour « Combat Adolphe Hitler» émerge. Crée par Harold Covington, un néo-nazi installé aux Etats-Unis, C18 se spécialise dans les attaques contre les librairies et les militants antifascistes. L’organisation néonazie attise les haines entre communautés en agressant les populations immigrées. Ces mini pogroms seront à l’origine d’émeutes urbaines à Oldham ou Burnley.
En quelques années B&H s’exporte à l’étranger. Des cellules B&H apparaissent aux quatre coins de l’Europe et aux États-Unis. En 1993, Ian Stuart décède dans un accident de la route. B&H subit alors une guerre de succession intense. Au final, Combat 18 réussit à contrôler le mouvement et à le transformer en cache sexe de l’organisation terroriste destinée à lever des fonds. En 1997, C18 passe à l’acte en organisant une campagne de lettres piégées. Il récidive un an plus tard. Cependant, le groupe ne survivra pas aux investigations policières. Ses effectifs estimés à 500 en 1995 tournerait désormais autour de la cinquantaine d’unités.
En 1999, David Copeland, après un passage éclair dans les rang du BNP, rejoint le National Socialist Movement, scission de C18 et organise seul une série d'attentats à Londres qui coûtera la mort à trois individus.
En parallèle de cette extrême droite radicale et minoritaire, le British National Party, créé en 1982 après la scission du National Front occupe seul le créneau de l’extrême droite électorale depuis la marginalisation de ce dernier. Le parti est dirigé par Nick Griffin, qui souhaite défendre «les Blancs d'Angleterre à coups de bottes et à coups de poing». Depuis le milieu des années 90, le BNP est en phase ascendante. En moins de 10 ans ses effectifs sont passés de 1200 à près de 8000 membres. Sur le plan stratégique le BNP rompt avec l’approche extrémiste et privilégie la recherche de respectabilité. Son discours est construit autour de trois idées motrices : la lutte contre l’immigration, la préférence nationale en matière d’emploi et l’agitation de la menace islamiste. En termes électoraux, le BNP a longtemps affiché des scores anecdotiques. Ce n’est qu’en 2002 que le parti obtient des conseillers lors d’élections locales à Burnley, ville ayant connu des émeutes provoquées par l’extrême droite. En 2006, avec 48 conseillers élus pour une moyenne de 19% là où il se présentait, le BNP réussit une véritable percée électorale digne des scores réalisés par l’extrême droite continentale.